Visa: 25 ans à fêter malgré la crise

Sans-abri irlandais. East End, Londres, Grande-Bretagne, 1969. Homeless Irishman, East End, London, Great Britain, 1969. © Don McCullin / Contact Press Images Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 25e Ždition du Festival International du Photojournalisme "Visa pour l'Image - Perpignan" 2013 au format 1/4 de page maximum. RŽsolution maximale pour publication multimŽdia : 72 dpi The photos provided here are copyright but may be used royalty-free for press presentation and promotion of the 25th International Festival of Photojournalism Visa pour l'Image - Perpignan 2013. Maximum size printed: quarter page Maximum resolution for online publication: 72 dpi Copyright and photo credits (listed with captions) must be printed.
Sans-abri irlandais. East End, Londres, Grande-Bretagne, 1969. © Don McCullin / Contact Press

Le Festival de photojournalisme, qui se déroulera du 31 août au 15 septembre à Perpignan, célébrera cet anniversaire malgré la morosité dans la profession. Le Festival de photojournalisme Visa pour l’Image fêtera du 31 août au 15 septembre à Perpignan ses 25 ans d’existence avec notamment une rétrospective du photographe britannique Don Mc Cullin, sur fond de morosité ambiante de la profession. « C’est pas l’euphorie », lâche le directeur et fondateur du festival Jean-François Leroy. « La crise est une réalité avec laquelle on doit vivre au quotidien. On est vraiment dedans. Quand j’ai commencé Visa pour l’Image (en 1989), on connaissait plusieurs centaines de photographes qui vivaient décemment de leurs parutions dans la presse. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui », souligne-t-il.

« Hormis les photographes salariés d’AP, AFP, Reuters et les quelques privilégiés qui ont des contrats avec Time, avec le New York Times, avec le National Geographic, le métier se délite complètement. Les commandes sont en baisse, les journaux produisent de moins en moins ».

Pour autant, le rendez-vous incontournable qu’est devenu au fil des ans Visa pour l’Image se propose une nouvelle fois de célébrer le photojournalisme au travers de 25 expositions. Les festivaliers pourront (re) découvrir le travail de Don McCullin, « le dernier des géants que je n’avais pas réussi à faire venir à Perpignan », selon Jean-François Leroy. Agé de 78 ans, Don Mc Cullin présentera une grande rétrospective de sa carrière qui l’a conduit à photographier, quasi-exclusivement en noir et blanc, la guerre civile à Chypre en 1964, la guerre du Vietnam mais aussi les Beatles.

Joao Silva, photographe portugais installé en Afrique du Sud et amputé des deux jambes après avoir sauté sur une mine en Afghanistan en octobre 2010, viendra lui aussi exposer une sélection de ses reportages parus dans le New York Times.

Phil Moore, jeune photographe britannique collaborant avec l’AFP, présentera une exposition sur les rebelles congolais du M23 tandis que Rafael Fabrés a suivi les Unités de police pacificatrices installées dans les favelas de Rio. Une dizaine de prix et de bourses seront décernés, pour un montant total de plus de 155 000 euros.

L’édition 2012 avait totalisé 221 000 visiteurs, le festival enregistrant une hausse constante de fréquentation depuis sa création. « C’est un paradoxe : la fréquentation augmente d’année en année et je montre des photos que les journaux ne montrent plus parce que leurs responsables marketing leur disent que ces photos n’intéressent pas le public », souligne Jean-François Leroy.

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