“Black Passport” – Stanley Greene

41Lg4al9J7L._SX376_BO1,204,203,200_Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.

Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.

“Black Passport” – Stanley Greene
Broché :  200 pages

Editeur :  Textuel
Prix : 40€ chez amazon

 

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2 Comments

  1. PAD says:

    \”[…] S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement […]\”

    En ces temps où, quelques semaines auparavant (mais l\’actualité moderne cultivant habilement l\’Halzeimer de la société, on l\’a déjà sûrement tous oublié), l\’armada journalistique américano-CNNienne réécrit l\’histoire en direct en mettant en scène (à faire pâlir Jerry Bruckheimer) ses journalistes dans des opérations de sauvetage, c\’est effectivement une très bonne chose que des \”professionnels simples\” (et non des \”simples professionnels\”, nuance) contribuent à remettre les pendules à l\’heure…et le journalisme à sa place.

  2. […] Qu’il soit adulé par certains, détesté par d’autres, Eugene Richards n’en est pas moins un photojournaliste américain réputé qui a le courage et la volonté de montrer le monde tel qu’il est avec ses bons et ses mauvais cotés. Mais surtout ses mauvais cotés, il faut dire car Eugene Richards se focalise sur des sujets tels que la guerre, la pauvreté, la drogue, les urgences dans les hôpitaux, les enfants atteints du sida, la vieillesse, la misère en Afrique… et dernièrement la guerre en Iraq via le traumastisme de soldats américains de retour chez eux dans son livre « War is personal« . […]

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