Feux de camp au Jeu de Paume par Bruno Serralongue

Le photographe français Bruno Serralongue parcourt le monde depuis près de 20 ans pour photographier les foules. Il couvre aussi bien des manifestations de soutien au Tibet, que de grands concerts festifs ou encore, l’anniversaire de l’indépendance du Kosovo.

Ce qui l’intéresse n’est pas le message politique de ces évènements, mais la manière dont l’information circule.

Le jeu de Paume lui consacre une grande rétrospective jusqu’au 5 septembre 2010.

Photographe formé à la Villa Arson de Nice et à l’Ecole nationale de la Photographie d’Arles, Bruno Serralongue s’intéresse aux foules. Mais son œuvre n’est pas celle d’un photo-journaliste. Il s’agit plutôt d’enquête dans les coulisses de l’évènement pour comprendre comment l’information se forme et est transmise. Il sélectionne ces évènements partout dans le monde et voyage pour les couvrir. Une des séries les plus réussies est par exemple celle qui fixe les festivités du 1er anniversaire de l’indépendance du Kosovo en février 2009.

Dans la sélection de ses œuvres des années 2000 actuellement exposées au Jeu de Paume, des petites planches au fond blanc présentent les séries de photos liées à un évènement et explicitent les dates ainsi que les raisons du rassemblement que l’on peut observer sur les photos. Elles rappellent ainsi quels clichés ont été pris en même temps et autour de quel message. Mais la logique même de la rétrospective est toute différente : le photographe n’a pas hésité à démanteler ces séries pour retrouver 7 thématiques centrales à l’ensemble de son travail des dernières années : « répertoire de l’action collective », « conférences de presses », « rassemblements/assemblées », « manifestations », « feux d’artifices », « feux », « portraits » et « à lire ». Par exemple, dans les «  feux », on trouvera aussi bien les machines enflammées par des salariés en grève qu’un foyer de réchauffement pour migrants à Calais.

A travers ses nombreuses et immenses scènes de foules et ses portraits qui semblent tirer un représentant du mouvement hors du contexte (comme le fan de Johnny s’étant déplacé jusqu’à Los Angeles pour voir la star que l’on voit sur l’affiche de l’expo), Serralongue interroge la manière dont l’information est faite, dont elle se transmet, et le rôle qu’elle joue dans nos communautés aujourd’hui bien souvent désœuvrées.

Bruno Serralongue « Feux de camp », jusqu’au 5 septembre 2010
Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, 75008 Paris
Ouverture le Mardi (nocturne) : 12h à 21h, du Mercredi au vendredi de 12h à 19h, Samedi et dimanche : 10h à 19h, Fermeture le lundi
Tarifs : 5 à 7 €, les le dernier mardi du mois, de 17h à 21h  : entrée gratuite pour les étudiants et les moins de 26 ans.

Source : http://www.laboiteasorties.com

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